Phobie scolaire : Et si on s’en parlait ?

 
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Mon enfant n'arrive plus à se lever pour aller à l'école. Il me dit qu'il a peur, mais il ne sait pas de quoi. Il a mal au ventre, la nausée, la diarrhée…J’ai l’impression que ce sont des caprices (…). Je l'amène de force à l'école le matin, je suis désemparée, je ne sais plus quoi faire (…). Est-ce que la kinésiologie peut l'aider à s’en sortir ?

Voilà ce que m'explique une maman complètement désemparée et culpabilisée au téléphone. Je la reçois dans mon cabinet avec son fils âgé de 13 ans, pour une première séance de kinésiologie.

 

 Phobie scolaire ou simple crise passagère ?

Chaque année, je vois dans mon cabinet, de plus en plus de cas d'enfants qui souffrent de peurs, de phobies et de crises d'angoisse en période de rentrée des classes ou soudainement en plein milieu de l'année, lorsque l'enfant ressent une détresse émotionnelle. 

La première séance débute par un échange avec l’enfant, je lui demande de s'exprimer et de verbaliser ses peurs et ses angoisses : "Je sens comme une boule dans la gorge, j’ai mal au ventre. Je n'arrive pas à dormir et je pleure souvent… »

"Les moqueries de ses camarades n'y ont rien arrangé" ajoute sa maman. "Il refuse de sortir de la maison, il renonce à ses loisirs, il ne voit plus ses copains, il s'isole de plus en plus. Je ne sais plus quoi faire, nous avons tout tenté pour l'obliger à retourner en cours mais il n'y parvient pas. »

J'explique à la maman qu'il est difficile de dire avec certitude si son enfant souffre de phobie scolaire. En effet, les causes d’une angoisse ou d’une peur varient d'un enfant à un autre et peuvent être multiples et imbriquées. Les raisons ne sont pas les mêmes selon les individus et leur histoire personnelle.

Puis, la séance commence et j’instaure un dialogue avec le corps par le biais de différents tests musculaires afin d'accéder à la mémoire cellulaire et à l'inconscient. Ainsi, je détermine l’inconfort émotionnel et la véritable origine de la douleur de l’enfant.

A ce stade, j’identifie plusieurs facteurs de stress : l’anxiété de la séparation avec sa maman, l'angoisse de la performance, la peur du jugement de l’autre, les humiliations répétées des camarades à l’école… Sa mère me confirme également que son fils a beaucoup souffert de l’angoisse de la séparation, aussi bien à la crèche qu’à la maternelle, période marquée par des crises de larmes et des difficultés à s’endormir seul la nuit.

Le corps nous amène également à l’âge de 6 ans. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’enfant se dévoile peu à peu : « J’ai perdu mon grand père. J’ai beaucoup pleuré. J’étais proche de lui. Nous avons partagé de bons moments ensemble (…) j’ai peur qu’il arrive la même chose à maman, j’ai peur de ne plus la revoir. »

La kinésiologie, une méthode efficace et rapide

J'évalue les déséquilibres tout le long de la séance et je mets en place les solutions à appliquer pour rétablir l'équilibre sur le plan physique, mental et émotionnel.

Après un traumatisme, le travail de connexion au niveau cérébral ne se fait plus. J’utilise à la fois des techniques de kinésiologie et d’intégration neuro-émotionnelle pour mettre en marche un processus neurologique qui stimulera le cerveau afin qu'il « digère» les résidus dysfonctionnels du passé. À la suite de cela, les souvenirs traumatisants perdent leur charge émotionnelle négative, ce qui met fin à la souffrance et aux réactions néfastes (crises de panique, peurs incontrôlées, anxiété…).

Ces séances de kinésiologie auront permis à cet enfant de trouver la cause de son problème en remontant à l'origine du blocage et ainsi de prendre conscience des déséquilibres inscrits à l'intérieur de son corps.

Que l'enfant soit atteint ou non de phobie scolaire, la kinésiologie est une très bonne solution pour aider l’enfant à libérer son état émotionnel lui permettant de retrouver l’ensemble de son potentiel et d’accéder à ses propres ressources. C’est une méthode efficace, rapide et qui donne d’excellents résultats.

Phobie scolaire, que faire ?

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Dans le cas d’une phobie scolaire, le problème est à prendre très au sérieux et doit être soigné rapidement. « Le risque est que l’enfant s’isole et il ne faut pas que la phobie scolaire entraîne une phobie socialeLes enfants tombent souvent en dépression, ils perdent totalement confiance en eux et se mésestiment » explique le professeur Marcel RUFO (pédopsychiatre)

Sur le long terme, la situation peut devenir grave pour l'enfant : désocialisation, déscolarisation totale, dépression, conséquences sur l'avenir professionnel. La situation peut également être compliquée pour les parents : arrêt d’activité professionnelle, burn-out,  dépression, isolement social...

En tant que Kinésiologue, je travail en complémentarité avec les psychiatres, les pédopsychiatres et les psychologues et je conseille toujours aux parents de consulter, dès les premiers signes, un médecin spécialiste qui sera en mesure de détecter et de diagnostiquer ce trouble avec certitude.

En cas de phobie scolaire, j’aide et accompagne l'enfant, en complément d'un suivi psychologique ou psychiatrique, pour l'aider à retrouver son estime de soi et éviter la dépression. 

A la fin de la première séance, j'encourage la maman à en parler avec le corps enseignant, pour qu'il comprenne mieux l'enfant. Je lui conseille aussi d'accompagner son enfant, de ne pas l'accuser, de ne pas le rejeter, mais de le comprendre avec une certaine fermeté.

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Après avoir reçu 4 séances, l'enfant me confie avec un sourire : « Je me sens libéré de mes peurs et j’ai l’impression de grandir (…). Je me sens plus joyeux et mes copains le voient aussi ! »

Aujourd’hui l’enfant a retrouvé confiance en lui et a progressivement repris le chemin de l'école.

Bravo à l’enfant et aux parents pour leur patience et leur courage !

Inès

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